Historique du Cadre
de Coopération du PNUD avec le Pays
Le premier accord de coopération signé entre le gouvernement
de la République Démocratique de São Tomé
et Principe et le PNUD date du 16 mars 1976.
Ce n'est qu'en 1982 que le bureau de São Tomé
a reçu son premier Représentant Résident. Les quatre
premières années, l’administration du programme
était assurée par la représentation de Libreville,
et la cinquième, par celle de Luanda. Les premières interventions
du PNUD dans le pays ont porté sur le développement des
ressources humaines et sur des projets de développement rural.
Chacun des trois premiers Programmes de Pays (CP) du
PNUD à São Tomé et Principe (1977-1981 ; 1982-1986
; 1987 -1991) a été prolongé d'un an. Les deux
derniers programmes ont été consacrés quasi totalement
au financement de projets de développement bovin/porcin, du secteur
agricole (« élargissement de la base productive pour l’autosuffisance
alimentaire et désenclavement ») et des ressources humaines
(« renforcement de la capacité de pilotage de l’appareil
d’Etat »). Il faut noter que le troisième cadre de
coopération a coïncidé avec le premier plan quinquennal
« prospectif » de développement (1986-1990) et avec
la durée du premier programme d’ajustement structurel.
Quant au 4ème CP (1992-1996) et dernier du genre, il était
axé fondamentalement sur deux domaines de concentrations, à
savoir : a) la lutte contre la pauvreté à travers le développement
rural et b) la gestion de l’économie et du développement.
La stratégie de coopération du PNUD avec
le Gouvernement a privilégié non seulement l’adhésion
de l’ensemble de la coopération internationale à
la promotion du développement humain et à la lutte contre
la pauvreté, mais également la participation et la responsabilité
des bénéficiaires. Une coordination étroite a été
poursuivie avec les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux
et les ONGs, dans le cadre de l’approche-programme.
Les principales
leçons tirées de ces expériences sont les suivantes
:
-
Le PNUD a un avantage comparatif certain pour
appuyer le gouvernement en matière d’organisation de
tables rondes générales de bailleurs de fonds et de
consultations sectorielles. Ce processus de tables rondes renforcera
sans doute la mise en œuvre et le suivi-évaluation de
la SNRP.
-
L ’approche programme doit être
systématisée par le renforcement de la synergie entre
les projets.
-
L ’adoption de l’approche participative,
la capitalisation des expériences acquises et l’implication
des autres partenaires au développement dans le processus
de formulation, d’approbation et d’exécution
des projets et programmes sont des gages de succès des projets
et programmes.
-
La responsabilisation des populations locales
à la gestion des activités de développement
dans leurs propres terroirs les prépare à la participation
active à la gestion des affaires locales.
-
L'appui direct aux communautés permet
de promouvoir la mise en oeuvre de politiques et stratégies
de réduction de la pauvreté par des mesures visant
à assurer la professionnalisation et la création d'activités
génératrices de revenu.
-
L’instabilité du cadre institutionnel
de la décentralisation, l’insuffisance et la mobilité
du personnel de l’administration publique ainsi que les difficultés
de transformation en décaissements effectifs des annonces
de contributions - enregistrées lors des tables rondes générales
et des consultations sectorielles/thématiques - sont des
contraintes significatives à considérer dans les futurs
programmes.
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Par ailleurs, un effort devra être fait
afin de donner une plus grande visibilité aux meilleures
pratiques de la coopération entre le PNUD et S.Tomé
et Principe.
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