Gestion durable des ressources naturelles
La protection de l’environnement entre, associée à
la fourniture en énergie, dans le troisième mandat que le
PNUD s’efforce d’honorer pour avancer dans la voie du développement
durable. Cette notion de durabilité fait justement référence
à la nécessité de conservation de la planète
en assez bon état pour que la vie y soit possible pour les générations
futures. Les Conventions Internationales de Rio sont là pour rappeler
aux Etats leurs engagements et les aider à les faire passer dans
la pratique.
A Sao Tomé e Principe, l’écosystème est un
des plus riches et variés du continent africain : ses forêts
recouvrent plus de la moitié du territoire et la vie marine est
elle aussi foisonnante. Mais la dégradation de l’environnement
est galopante. Elle menace les forêts dont les arbres sont abattus
pour un gain rapide ou parfois pour les besoins de l’agriculture,
elle menace aussi la frange côtière victime d’extraction
indiscriminée de sable et la mer elle-même est aussi en danger.
Il devient donc urgent de faire respecter les lois de protection de l’environnement.
Le développement du tourisme en dépend également.
Partant des priorités définies dans le DSRP : « développement
des ressources humaines et accès aux services sociaux de base »
reprises dans le programme de Gouvernement, et dans la ligne des engagements
internationaux pris par le Gouvernement sur les Conventions de Rio, plusieurs
programmes sont en cours d’exécution avec le Cabinet de l’Environnement
du Ministère des Ressources Naturelles et Environnement
-
Cadres et stratégies pour le développement durable (ligne
de service 3.1 du MYFF) : programme d’autoévaluation
des capacités nationales, préparation du 3ème
rapport national sur la biodiversité, préparation de
la 2de communication nationale sur les changements climatiques. Comme
leur nom l’indique, ces programmes ont pour but de présenter
une analyse de la situation, préalable à des programmes
s’attaquant plus directement à la préservation
ou restauration de l’environnement.
-
Conservation et usage durable de la bio diversité (ligne de
service 3.5) : Elaboration de la stratégie et du plan d’action
pour la prévention de la désertification et la dégradation
des sols. Ce programme vise à provoquer, par l’information
et la sensibilisation ainsi que le renforcement des capacités
techniques des agents concernés, une meilleure perception des
causes et conséquences de la dégradation des sols et
de la déforestation.
-
Politique nationale/sectorielle et planification pour contrôler
les émissions de gaz à effets de serre et autres polluants
organiques (ligne de service 3.6): Mise en œuvre du Protocole
de Montréal – Assistance Technique. Ce programme vise
la réduction des émissions de Chlorofluorocarbone (CFC)
provenant des équipements produisant du froid. Son activité
consistera à mettre en place et à soutenir le fonctionnement
d’un centre de formation pour la récupération
et le recyclage des appareils fonctionnant au CFC.
Bien
que le pays ne se sente pas encore complètement investi dans ce
domaine, il existe de bonnes conditions pour faire avancer la cause de
la protection de l’environnement et honorer les engagements de Rio.
Au
niveau institutionnel, on escompte que, une fois le cadre légal
bien défini et le personnel administratif formé pour son
opérationnalité, on pourra passer à la phase de l’appropriation
par les citoyens des principes de la protection environnementale et du
respect des écosystèmes.
Déjà
des signaux encourageants sont envoyés par la société
civile. Une dizaine d’ONGs, formées surtout par des jeunes,
démontrent leurs capacités à prendre en charge des
tâches de protection environnementale: nettoyage de lieux publics
et même de cours d’eau, préservation organisée
d’espèces animales en danger (tortues marines), promotion
de la protection des côtes ou des forêts. En outre, un véritable
changement de comportement est en train de voir le jour. Il arrive que
de simples citoyens se confrontent à ceux qui enfreignent la loi
en prenant du sable des plages et parfois même cela débouche
sur une dénonciation à la police qui peut sévir «
in fraganti ».
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