VIH/Sida

Face à l’épidémie de HIV/Sida qui sévit dans le monde entier, et plus gravement en Afrique, le PNUD s’est mobilisé pour la contrer efficacement. Le rôle du PNUD consiste à plaider pour que les pays consentent à placer la lutte contre le VIH/SIDA au centre du développement et des stratégies de réduction de la pauvreté, à œuvrer pour le renforcement des capacités tourné vers la riposte coordonnée et efficace à l’épidémie et à protéger les droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Situation à São Tomé e Príncipe

L'apparition du VIH/SIDA dans l'archipel de São Tomé et Principe fut relativement discrète. Le premier cas fut identifié en 1987 alors que la première notification date de 1990. En 2002, on comptait 122 cas cumulés, dont près de 50% de décès, alors qu’en 2006, on les évaluait à 170.

Dans une population sexuellement active dont près de la moitié est infectée par des maladies sexuellement transmissibles (MST), où environ 60% est porteuse du virus de l’hépatite B, et où 30% des personnes déclarent avoir de multiples partenaires, alors que l’utilisation des préservatifs est faible, il est aisé de comprendre la rapide progression du VIH/SIDA.

Projet ID
Titre
Lettre d'accord
Durée
00045218 Renforcement de la riposte à l'épidémie de VIH/Sida à São Tomé e Principe  
Sep. 2006-Août 2008

Organisation de la riposte nationale au VIH/Sida

Le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) est l’institution dépendant du Ministère de la Santé chargée de marquer la stratégie et de coordonner les actions et activités dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Le pays a obtenu en début 2005 que le Fonds Mondial accepte un financement de 1.400.000 USD sur 5 ans, dont 500.000 USD répartis sur les deux premières années, complétant ainsi le montant des actions déjà financées par le pays lui-même et d’autres bailleurs de fonds.

Ce programme du Fonds Mondial est mis en œuvre sous l’administration du bureau local du PNUD. Il coïncide avec la ligne de service 5.3 du cadre de financement pluriannuel du PNUD : «Les droits des personnes vivant avec le VIH et/ou le SIDA et des groupes vulnérables seront respectés et promus».

Ses axes d’intervention sont :
1. La prévention de la transmission sexuelle d’IST/VIH au sein de la population vulnérable.
2. La réduction de la transmission des maladies, y compris le VIH, par transfusion de sang contaminé.
3. La prévention de la transmission mère-enfant.
4. L’amélioration de la qualité de vie et diminution de la morbidité/mortalité des personnes infectées
5. Le renforcement des capacités institutionnelles des ONGs et du PNLS

Une priorité

L’effet 1 de l’UNDAF “D’ici à 2011, un plus grand nombre de population vulnérable aura accès aux services sociaux de base de qualité et à un environnement sain à la RDSTP” a mené le PNUD a définir le résultat de sa contribution, formulée dans le CPAP, comme “La réponse au VIH/SIDA est intégrée dans les priorités nationales” (résultat1.2).
Par ailleurs, la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté inscrit« l’accès pour les populations vulnérables à des services sociaux de base de qualité » comme sa première priorité. Elle inclut implicitement dans cette démarche, le groupe des personnes atteintes du VIH/SIDA.
Enfin, cette lutte constitue le 6ème OMD, également endossé par le gouvernement, qui avait déclaré l’année 2006 comme « l’année d’accélération de la prévention du VIH/Sida »
A noter également la contribution du groupe thématique ONUSIDA où participent des représentants de chacune des Agences des NU présentes dans le pays.

Défi

Le programme du Fonds Mondial compte spécialement sur les activités menées par les ONGs, en particulier les formations de « pair à pair » et les activités de sensibilisation, pour contrer la très forte pression sociale qui s’exerce actuellement sur les victimes de ce fléau, entraînant une stigmatisation latente et provoquant ainsi un risque accru de transmission.

17 mai 2006, Place de l’Indépendance - Lancement de la campagne
"2006, année de l’accélération de la prévention du VIH/SIDA "