Paludologie

Septembre 2007

Un cours de paludologie a été dispensé à un groupe de personnes concernées par les divers programmes de lutte contre le paludisme qui se déploient de façon coordonnée dans le pays depuis environ deux ans.
Ce groupe était constitué d’une vingtaine de personnes travaillant soit au sein d’ONGs ou de municipalité, soit au Ministère de la Santé, de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Education ou de la Défense et leurs horaires de travail ont été aménagés de façon à les libérer à temps partiel pendant 40 journées de formation. Le programme recouvrait tous les aspects théoriques liés au sujet - de l’entomologie à la communication sociale en passant par l’épidémiologie, la bio-statistique, le traitement, la planification et la gestion de programme – ainsi que des travaux pratiques sur le terrain. L’enseignement a été dispensé par une dizaine de spécialistes nationaux et deux experts internationaux. La supervision était assurée par l’OMS, la coordination par l’Institut des Sciences de la Santé où, en outre, s’est tenue la formation.

Outre le bénéfice du savoir pour les nouveaux formés, nous retiendrons les aspects qui rendent ce genre d’opération pertinent par rapport au travail de communication assumé par le programme de lutte contre la malaria financé par le Fonds Mondial/PNUD. Les personnes formées -et testées sur leur acquisition de connaissances— deviennent des relais de communication dans leur milieu de travail et de vie. Elles sont capables d’expliquer autour d’elles la validité des mesures à prendre pour contrôler la maladie dans le pays, tant au niveau individuel ou familial que distrital ou national. Cela est actuellement nécessaire pour ne pas baisser la garde. En effet, les excellents résultats issus, entre autres, des efforts de communication entre les différents acteurs du programme et la population pour une meilleure prise en charge des cas, de la lutte contre le vecteur et de la protection à l’aide de moustiquaires ne sauraient perdurer si on n’atteint pas le taux de 90% de couverture. Les avancées se feront désormais en renforçant les connaissances et les savoir-faire des acteurs de tous les secteurs concernés par les activités du programme.

Cette opération ayant abouti à la formation en paludologie de 17 agents de la fonction publique faisait partie du Plan Stratégique National et l’initiative a été reprise par le Fonds Mondial/PNUD. Elle a coûté environ 35.000 USD et a été cofinancée pour 60% par le Fonds Mondial et pour 40% par le PASS (Programme d’Aide aux Secteurs Sociaux financé par la Banque Mondiale).