Analyse et discussion des études réalisées dans la perspective de l’intégration de STP à la CEMAC, à l’ACPE et à l’OMC.

16 janvier 2008


Un séminaire d’analyse et discussion du rapport préliminaire élaboré par une équipe de consultants nationaux et international sur l’impact financier et budgétaire de l’intégration du pays à la CEMAC (Centre Economique et Monétaire d’Afrique Centrale) et/ou à l’APE ( Accord Partenariat Economique, avec l'UE) et/ou à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a eu lieu le 16 janvier 2008 à la Bibliothèque Nationale en présence des Ministres de l’Economie et du Plan et des Finances.

Il s’agissait de recueillir les commentaires d’un panel de personnalités concernées par le sujet, soit dans la perspective institutionnelle (Ministres du Plan et Finances d’une part accompagné des Directeurs de services et, d’autre part, Ministre de l’Economie, accompagnée des hauts fonctionnaires de la Direction du Commerce), soit dans celle de représentants du secteur de l’import-export ou de l'industrie et du commerce (Chambre de Commerce et d’Industrie, Association des Jeunes Entrepreneurs, Association des Femmes Entrepreneurs).

Les différents scénarios présentés se penchent en priorité sur les impacts financiers et budgétaires de chacune des trois options. L’intégration à la CEMAC suppose la libre circulation des marchandises dans la zone d’Afrique Centrale avec une taxation revalorisée pour les importations de produits en provenance du reste du monde. Comparées aux barèmes actuels pour les produits en provenance d’Europe (premier importateur à STP), ces taxes augmenteraient de 5% dans chacune des catégories actuellement en vigueur.
De l’intégration à l’APE découleraient des tarifs de taxes d’importation et d’exportation en direction de l’Europe beaucoup plus basses.

Les représentants du secteur privé sont sensibles à cet aspect et leur préférence va donc dans le sens de l’intégration à l’APE. Les représentants du Gouvernement n’étaient pas d’accord. Ils ont été touchés par le discours du président du Sénégal, M. A. Wade, lors du sommet Afrique-Europe qui se déroulait à Lisbonne quelques jours avant. Celui-ci avait plaidé alors la cause de l’intégration aux organisations régionales africaines plutôt qu’à l’organisation européenne, pour sauvegarder le tissu productif du continent et veiller à une balance commerciale équitable de chaque pays, ainsi échappant aux logiques antiprotectionnistes.

Un consensus s’est cependant dégagé de ce séminaire d’évaluation. Tous étaient bien d’accord pour écarter l’option de l’intégration à l’OMC pour raison d’inexpérience dans les organismes internationaux de marchés. STP préfère faire ses gammes dans un environnement familier.

Vu que d’autres études, financées par d’autres bailleurs, sont en cours sur le même sujet, mais envisagées sous un autre angle, il a été retenu qu’il conviendrait d’élaborer une synthèse de l’ensemble de ces travaux avant de prendre une décision.

Le PNUD a alors annoncé sa disponibilité pour financer ce prolongement, avec la contribution d'agences ou programmes déjà en place à STP, comme le Cadre Intégré du Commerce et la CNUCED.