Séminaires de Droits Humains.

 

Programmés dans le plan annuel 2007 de la coordination du SNU, les activités visant le renforcement des capacités dans la planification basée sur les Droits Humains se sont réalisées au cours du 4ème trimestre.

Elles s’adressaient à trois différents groupes de bénéficiaires, les organisations de la société civile, les élus locaux et le personnel du SNU. Elles ont été réalisées avec l’appui d’une consultante internationale accompagnée de traducteurs.

Les premières sessions s’adressant aux ONGs, associations et syndicats d’une part et aux élus locaux d’autre part se sont déroulées en octobre tandis que les quatre journées de formation à l’intention du staff des NU avaient lieu en décembre.

Une quarantaine de personnes représentant le monde associatif ont tiré parti de cette formation, dans le sillage de la participation de l’Organisation Santoméenne des Droits de l’Homme (institutionnalisée près le Ministère de la Justice) pour laquelle cette formation a abouti à la rédaction d’un draft de programme d’action. La méthode interactive utilisée par la consultante leur a permis d’approfondir les concepts, de faire des recherches à partir des textes officiels et des conventions internationales signées par le pays et de se baser sur les droits pour concevoir la planification des activités puis leur évaluation.

Les employés du SNU ont été en mesure, en fin de formation, d’établir eux-mêmes une check list de tous les éléments dérivant du droit, à prendre en considération pour la programmation et l’évaluation des plans d’action, des plans annuels, du programme de pays, de l’UNDAF et du CCA.

L’impression générale eu égard à la situation des droits humains dans le pays est que les textes officiels sont alignés sur la Constitution qui elle-même se base sur le respect des Droits Humains. Toutefois, dans la pratique, on assiste à des violations de ces droits dérivant d’un laxisme administratif, comme par exemple dans le cas du non respect des délais de prison préventive. La situation dans les prisons est, de toutes les façons, extrêmement délicate.
L’environnement de pauvreté constitue en outre un filtre pour la perception du respect de ces droits de la part de ceux qui devraient en bénéficier.
On peut également remarquer que les programmes de développement du gouvernement ou des partenaires considèrent les droits humains comme un sous-produit et qu’ils se vertébrent sur la notion de besoins plutôt que sur celle de droits.

Le coût de ces formations s’est élevé à 40.000 USD. Il est prévu qu’elles aient une suite en 2008.